La fée carabine- Daniel Pennac

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Thèmes:

Humour, Famille, Vieux, Belleville, Policier, Enquête

Résumé:


Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots, si les doyens du troisième age se shootent comme des collégiens, si les commissaires divisionnaires enseignent le vol à la tire à leur petits enfants, et si on prétends que tout ça c’est de ma faute, moi, Benjamin Malaussène, je pose la question: Où va-t-on?

Avis:

Daniel Pennac n’est pas un auteur ordinaire, à chacun de ses livres correspond un monde différent. Dans celui ci, les vieilles dames tuent des policiers et les vieils hommes sont accros à la drogue. Une famille, celle de celui qui travaille comme bouc-émissaire, essaye de sauver ces vieux. Mais, après qu’un meurtre fut commit dans les premières pages, très poétiquement d’ailleurs (la fleur qui s’épanouie sur le torse du policier me rappelle le nénuphar que Boris Vian fait s’épanouir dans le poumon d’un de ses personnages dans l’Ecume des jours) la police est chargée de l’enquête et c’est autour de cette enquête, dans ce monde contemporain mais pourtant si différent, à cause du caractère de ses personnages notamment, que se centre le roman.
L’auteur s’amuse avec ses personnages, son monde imaginaire emmêlé avec le réel et surtout le langage que ce soit dans les dialogues ou les descriptions. Par exemple on retrouve la présentation d’un dialogue de théâtre quand Pastor parle à son supérieur. Il peut être difficile au premier abord de s’immerger dans ce livre à cause de ce jeu de l’auteur avec son lecteur.
Attention: ce livre est le tome 2 d’Au bonheur des Ogres (mais peut être lu séparément)
ps: Eh oui je l’ai fini un jour avant la fin du challenge o:)

Citations :
« Moi, Benjamin Malaussène, je voudrais qu’on m’apprenne à dégueuler de l’humain, quelque chose d’aussi sûr que deux doigts au fond de la gorge, qu’on m’apprenne le mépris, ou la bonne grosse haine bestiale, celle qui massacre les yeux fermés, je voudrais que quelqu’un se pointe un jour, me désigne quelqu’un d’autre et me dise : celui-là est le salaud intégral, chie-lui sur la tête Benjamin, fais lui bouffer ta merde, tue-le et massacre ses semblables. »
« -Famille, mon œil ! Il y a trente-six façons de nourrir sa famille ; à commencer par ne pas la nourrir du tout. Rousseau a très bien su faire ça. Et il était au moins aussi cinglé que vous ! »
« Elle s’est tuée pour lui dire tout son mépris filial. Les jeunes gens cultivés font ça, depuis que la psychanalyse a inventé le papa. »

Note: 8/ 10

+ jeu de l’auteur avec le lecteur
– ou on adhère ou on n’adhère pas au style de l’auteur
 
1/1

1/1

 

Le Magasin des Suicides- Jean Teulé

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Thèmes:

Humour noir, Commerce, Famille, Suicide, Mort, Joie

Résumé:

Avez-vous raté votre vie ?
Avec nous, vous réussirez votre mort !
Imaginez un magasin où l’on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l’humer sombre jusqu’au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre…

Avis:

Tout d’abord c’est une idée originale de livre: Un magasin de suicide. Et l’auteur avec ses descriptions ne nous le rend pas morbide mais plein d’humour et vivant. Mais tout ca c’est surtout grâce à Alan.
L’histoire se déroule dans un futur plutôt mal partie pour l’humanité.
J’ai trouvé ce livre amusant et je l’ai lu d’une traite, bien sûr il faut un peu aimer l’humour noir pour apprécier le livre à sa juste valeur.
La fin est surprenante.
Il y a certaines description que je n’aime pas, car elles sont trop compliquées.

J’ai vu le Film:

J’avais tellement apprécié le livre qu’une fois n’est pas coutume j’ai regardé le film: une déception.
Et voilà ce que j’en ai écrit sur le blog de Eiglatson

J’ai lu le livre de Teulé “le magasin des suicides” et il n’y est pas présent le fait que des gamins regarde la sœur danser érotiquement ni que le père fait fumer le fils.
En fait je pense que le livre est bon et le réalisateur voulait s’en inspirer ainsi on retrouve plusieurs idées tels le foulard offert par le petit, le fait qu’il sourit dans le berceau et que les parents disent que ce n’est qu’une grimace. Le réalisateur a voulu se démarquer par les dessins et les chants j’imagine (bah c’est râpé) ainsi que le fait que le petit est un groupe d’amis joyeux. Et puis il a dût sentir une sorte d’humour en lisant le texte donc il a rajouté des petits gags (Marylin qui tombe de sa chaise chaque fois que son père sort de la cave).
En bref le réalisateur à condensé quelques répliques du livres, une dose d’humour(style gag et non humour noir), un peu (allez non, beaucoup!)de chant, un peu de gentillesse (psychologie des personnages? Laissé de côtés), ah et puis une fin plus happy et pleine de couleurs!
En fait la situation de départ est la même (plus ou moins), celle d’arrivée aussi (euh en gros) mais entre les deux…
Une adaptation très simpliste du livre, celui qui a écrit le script ne s’est pas bien inspiré de l’œuvre de Teulé.

Note: 9,5 / 10

+humour noir, original
-le changement est trop facile

La Marque de Windfield- Ken Follett


Best seller!

Thèmes:

19ème siècle, Angleterre, Famille, Amour impossible

Résumé:

Une prodigieuse science de l’intrigue, au cœur de l’Angleterre victorienne.
En 1866, plusieurs élèves du collège de Windfield sont les témoins d’un accident au cours duquel un des leurs trouve la mort. Mais cette noyade est-elle vraiment un accident ? Les secrets qui entourent cet épisode vont marquer à jamais les destins d’Edward, riche héritier d’une grande banque, de Hugh, son cousin pauvre et réprouvé, de Micky Miranda, fils d’un richissime Sud-Américain. Autour d’eux, des dizaines d’autres figures s’agitent, dans cette société où les affaires de pouvoir et d’argent, de débauche et de famille, se mêlent inextricablement derrière une façade de respectabilité…

Avis:

-Je suis en train de le lire, les 4 premiers chapitres sont sympathiques. On est plongé dans le monde bourgeois (il est question d’une famille de banquiers) de la deuxième moitié du 19e siècle. L’histoire tourne autour de jeunes gens surtout de jeunes hommes qui sont au courant du déroulement de l’accident qui a causé la mort de leur camarade Peter.
-Avancée 700/1200 (en version epub sur ipod): très bon livre, l’histoire coule de source, on est complètement plongé dans le roman. L’histoire tourne surtout autour de la famille .. et des gens qui ont des relations avec les membres.
-Je viens de le finir: Le monde de la finance y est très présent mais même sans avoir été très assidu en cours d’économie on en comprend plus ou moins le sens. La famille a aussi un rôle très important. Ce roman est très aboutie l’histoire ne se pause jamais. Le livre a un prologue, 3 parties chacun divisé en mois et un épilogue ainsi l’histoire parait vraissemblable, les personnages ne passent pas leur temps à subir des péripéties. L’épilogue répond au prologue après l’histoire. Malgré les nombreux personnages on se repère très bien. Je m’étais attachée aux personnages surtout à Sollomon et Tonio qui sont secondaires ainsi qu’à tout les autres. Ce roman n’est vraiment pas à mettre entre toutes les mains pour pouvoir en savourer l’exellence. En conclusion un livre en or qui me donne envie d’en lire d’autres de la même tempe je vais de ce pas voir la bibliographie de l’auteur.
-L’auteur est incontournable=> une fiche biographie est à venir

Note: Certains passages sont explicites (se déroulant dans un bordel par exemple). Je recommande ce livre à un public mature. Pour ce qui ne connaissent pas encore l’expression « tartine beurrée » vous en découvrirez l’usage 😉

Bonne lecture!
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